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Échec, déception: Comment cesser de s'auto-saboter ?

Mis à jour : 13 déc 2019


L'auto-sabotage est la preuve tangible d'un profond manque de confiance en soi. Intimement persuadé de ne pas être capable d'évoluer, on se conditionne à échouer.

Déceptions, ratés en série, la frustration et l'insatisfaction s'invitent régulièrement dans nos vies. Or, nous sommes souvent inconsciemment les artisans de ces échecs.

"Rien ne se passe jamais comme je veux", "Je n'ai pas de chance", "Je ne comprends pas quel est mon problème". Ces formules désabusées (croyances limitantes) nous les avons toutes et tous déjà prononcées. Loin d'être responsables de nos revers amoureux ou professionnels, nous serions victimes de la fatalité.

C'est une erreur d'appréciation, arrêtez de vous saboter, vous êtes exceptionnel et unique, c'est ce qui vous caractérise dans cette société en proie à l'uniformisation à outrance. Ni malchance, ni coup du sort, nos déboires résulteraient avant tout de notre peur de l'inconnu et de notre manque d'assurance. Alors me direz-vous comment reconnaître ces mécanismes ? Quelles stratégies mettre en place pour les enrayer définitivement ? Un travail d'introspection est essentiel et permet de dégager quelques pistes et éléments de réponse.

- Être honnête avec soi-même

Étape préalable à tout changement, un examen de conscience en toute franchise s'impose. "Cela passe par des questions très simples".

"Suis-je heureux ? Quel est mon idéal de vie ? Ai-je réalisé mes rêves d'enfant ? Qu'est ce qui me ferait briller les yeux ? On peut tout d'abord mettre nos réponses par écrit pour clarifier sa pensée. On tâche aussi d'identifier clairement ce qui nous pèse au quotidien, ce qui nous empêche de nous réaliser pleinement. Identifier quels sont nos besoins ? comment les faire vivre et les nourrir ? Transformer nos croyances limitantes en croyances aidantes...

- Arrêter d'avoir peur

L'auto-sabotage est la preuve tangible d'un profond manque de confiance en soi. Intimement persuadé de ne pas être capable d'évoluer, on se conditionne à échouer. C'est un véritable cercle vicieux. La peur entraîne la passivité et l'inertie nourrit nos angoisses. Pour s'en débarrasser, on met au point un plan d'attaque détaillé, des règles de vie précises et des objectifs clairs sur une période donnée.

- Avoir le courage d'agir

Place au concret. Ne plus se nuire, c'est aussi prendre à revers ses rigidités en faisant ce qui nous coûte. Le but? Se tester et sortir à tout prix de sa zone de confort. Il suffit bien souvent de morceler le problème pour qu'il nous semble tout de suite beaucoup moins insoluble . Une stratégie qui consiste toujours à trouver de bonnes excuses pour ne pas se lancer.

- Remplacer l'auto-sabotage par la bienveillance

Désamorcer les mécanismes de l'échec est un processus long et éprouvant. Il est donc essentiel d'être bienveillant avec soi-même, de faire attention à soi pour entretenir sa motivation et sa détermination. On donne souvent plus d'importance aux autres qu'à soi. Or, ce n'est jamais se rendre service que de s'oublier. Pour se replacer au centre de ses propres réflexions, certains choisissent de faire dix minutes par jour de méditation ou se mettre au yoga, une technique de relaxation méditative particulièrement profonde, d'autres pratiquent du sport, des cours de cuisine, créer leur entreprise, etc...

-Savoir demander de l'aide

Difficile d'évoluer seul. Pour progresser, on met sa fierté de côté et on s'ouvre à une personne de confiance à un moment propice aux confidences.

En toute franchise, on ose enfin verbaliser ses doutes et ses questionnements.

Loin de nous rendre plus vulnérable, cette démarche s'avère souvent extrêmement enrichissante. L'analyse d'un professionnel peut nous ouvrir les yeux sur les raisons de nos échecs à répétition. Si la pudeur où la gêne est trop grande pour se dévoiler à ses amis ou sa famille, on n'hésite pas à se tourner, même temporairement, vers des professionnels de la relation d'aide.

- Apprendre à se récompenser

Au lieu de se focaliser sur le long chemin qu'il reste à accomplir, on s'aère l'esprit, on va vers ce qui nous fait du bien, les activités qui nous rendent simplement heureux. Se lancer dans un nouveau sport, s'offrir une séance de cinéma ou prendre un verre avec une amie sont autant de petites parenthèses salutaires. Il faut parfois relâcher la pression. Le cercle vertueux de la pensée positive et du mieux-être commence toujours par la question: "Qu'est ce qui m'apporte un réel plaisir ? Qu'est ce qui me fait du bien ?".

- Accepter le doute

Il arrive parfois de faire du surplace. "Il ne faut surtout pas ruminer". C'est sans aucun doute le meilleur moyen de retomber dans ses anciens travers.

S'autoriser un moment de latence, sans se dévaloriser ni culpabiliser, est essentiel. On ne peut pas faire l'économie de la réflexion pour aller mieux. Souvent, on estimera ne pas aller assez vite. Parfois, on voudra même tout abandonner. . Au lieu de m'appesantir sur mes erreurs, je me dis : 'J'ai trébuché mais je ne suis pas tombé'.

- Gérer l'imprévu

Pour cesser de se desservir, il est capital d'acquérir le plus de sérénité et de recul possible. Pour y parvenir, on fait quelques exercices de visualisation (la position Méta, les scénariis de réussite). Dans une situation qu'on ne maîtrise pas, on imagine différents scénarios possibles, du plus plausible au plus catastrophique. On s'efforce ensuite d'envisager les conséquences positives et négatives de nos actes, en leur redonnant une juste place dans nos vies.

- Lâcher prise

Malgré les injonctions d'une société toujours plus exigeante, on ne peut pas tout réussir. Pour s'améliorer dans certains domaines, il faut souvent être moins regardant dans d'autres. Se concentrer sur l'essentiel donne une énergie qui se répercute aux autres sphères de la vie. Au contraire, une pression excessive ne fait qu'entretenir une mauvaise image de soi.

- Tirer le meilleur parti de ses échecs

Nos erreurs passées sont constitutives de notre vie. Elles sont autant

de leçons pour nous aider à avancer.

Décider d'arrêter de s'auto-saboter, c'est surtout apprendre à distinguer ce que l'on veut de ce que l'on ne veut plus.

Au lieu de se maltraiter, de se faire du mal, de s'accuser de tous nos maux, on doit avoir pleinement foi en soi et en ses capacités. Fort de cette nouvelle confiance en nous, on acquiert avec le temps la certitude de pouvoir rebondir en toutes circonstances.

De quoi cesser d'être son pire ennemi pour, enfin, devenir devenir son meilleur allié.

Et vous où en êtes-vous ?


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